Bonjour,

(Suite à un bug, la note sur le bilan 2017 a été ré-éditée dans une version simplifiée)

Sans surprise, dans un contexte de réchauffement climatique, 2017 apparaît comme une année chaude à l'échelle de la planète: selon l'Organisation Météorologique Mondiale, 2017 est dans le tiercé de tête des années les plus chaudes depuis le XIXe s avec 2016 et 2015. A l'échelle de la France, l'excès thermique est de 0,8°C par rapport à la Normale 1981-2010 (source Météo-France). La tendance observée à l'échelle globale se confirme à l'échelle du Massif central : au sommet du Mont-Aigoual et au Mont-Dore (bourg), 2017 se place respectivement au 6ème rang et au 10ème rang des années les plus chaudes depuis 1950 (graphique Mont-Aigoual ci-dessous). A l'échelle mensuelle, juin 2017 apparaît comme le deuxième mois le plus chaud après juin 2003 sur la période 1950-2017. Seuls janvier septembre et décembre sont déficitaires.

Les précipitations sont globalement déficitaires dans le Massif central (carte ci-dessous), surtout dans le partie orientale où le déficit est proche de 30 % par rapport à la Normale 1981-2010, comme à Loubaresse par exemple. L'été est particulièrement sec dans les montagnes méditerranéennes: le déficit est supérieur à 75 % sur la période juin - septembre au Mont Aigoual par rapport à la Normale 1981-2010. Dans les montagnes océaniques, les volumes des précipitations sont proches des Normales, notamment grâce au mois de décembre très arrosé (> 400 mm à Laveissière et au Mont-Dore 1200 m). Le mois de juin est également très arrosé. Il est marqué par des orages violents dans le Devès et la Margeride: à Landos, au coeur du Devès, on relève ainsi > 120 mm en une heure dans la journée du 13 juin (source DREAL Auvergne - Rhône-Alpes).

Bonne soirée