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Chroniques hivernales dans le Massif central

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27 août 2026

L'été 2026, témoin d'un emballement ?

Bonjour,

 

Alors que les records de températures et de sécheresse s'enchainent ces derniers mois en Europe, en France et dans le Massif central, je profite de la pause estivale pour rédiger une petite note synthétique dédiée aux changements climatiques en cours. 

 

Pour commencer, voilà quelques photos qui illustrent l'impact des excès de températures et de la sécheresse du printemps et de l'été 2026 sur les paysages et la végétation dans les monts d'Auvergne.

 

Les pâturages dans les monts du Cantal / plateau du Limon (photos du 12/08/2026) - Vue générale

 

Vue zoomée:

 

La forêt de châtaigniers / pins sur l'escarpement de faille de la Limagne - Secteur Berzet (photo du 5/08/2026)

 

 

Au-delà des témoignages visuels, des catastrophes (feux de forêt, etc.) et des ressentis de chacun, les données climatiques et hydrologiques montrent bien un emballement des phénomènes. Pour illustrer cette idée, voilà une comparaison des projections des modèles climatiques pour l'horizon proche 2021-2050 avec la réalité observée.

Les calculs s'appuient sur le portail institutionnel DRIAS qui propose des projections pour plusieurs indicateurs climatiques sur la période 2021-50 (et au-delà), à partir d'une 30aine de modèles. J'ai retenu ici un indicateur très usuel, la température moyenne annuelle. Une comparaison est ensuite réalisée avec les observations de terrain. Trois postes témoins sont retenus: Tauves (Artense) et St-Flour en altitude, ainsi que Clermont-Fd. Le tableau ci-dessous présente les résultats de cette étude comparative.

 

Tableau des températures moyennes projetées et observées dans 3 stations témoins

Dans le détail, les moyennes annuelles 1976-2005, fournies dans la deuxième colonne du tableau, servent de référence aux projections proposées sur le portail DRIAS. Les trois colonnes suivantes donnent les probabilités de dépassement des températures moyennes indiquées, avec un scénario d'émission de gaz à effet de serre très pessimiste (hausse massive des émissions - RCP 8,5): par exemple à Tauves, il y a 90 % de chance de dépasser une température moyenne annuelle de 10°C sur la période 2021-50, 50 % de chance de dépasser 10,5°C et 10% de chance de dépasser 11°C. Les deux dernières colonnes indiquent les températures réellement mesurées, d'une part sur la période 2021-26 et d'autre part sur l'année glissante 2025-26, soit août 2025-juillet 2026 au moment où je rédige ce message.

 

Les résultats sont clairs: dans les trois postes témoins, les températures observées sur le terrain depuis le début des années 2020 sont proches ou supérieures aux projections les plus pessimistes de la période 2021-50.

 

 

Alors comment expliquer cette accélération du réchauffement et ce décalage avec les modèles, ici dans le Massif central et plus largement en Europe ? Certes, le moteur principal des changements climatiques en cours à l'échelle globale correspond bien à la hausse des gaz à effet de serre (GES), avec une évolution qui se passe de commentaire - Cf graphique évolution de la teneur en CO2 dans l'atmosphère ci-dessous: plus de 420 ppm aujourd'hui contre 280 mm estimés avant la révolution industrielle. Mais aux échelles régionales, d'autres facteurs peuvent accélérer le processus. A ce titre, plusieurs hypothèses sont avancées dans les travaux de recherche pour le cas européen et français: 1/la pollution atmosphérique des années 1960-70 masquant temporairement la hausse des températures jusqu'aux années 1980 2/la sous-estimation de l'impact de la sécheresse des sols par les modèles, qui favorise la hausse des températures estivales et printanières 3/la baisse des surfaces enneigées ou englacées dans les secteurs de montagne ou aux hautes latitudes (albédo plus élevé) 4/la modification des conditions de circulation atmosphérique, difficile à appréhender, qui jouerait aujourd'hui en notre défaveur, notamment en France.

 

 

Pour ce dernier point, l'évolution des conditions atmosphériques peut être appréhendée dans le Massif central à partir des mesures de vent réalisées dans certaines stations du réseau de Météo-France - Cf photo Coltines ci-dessous. Toutefois, il faut tenir compte de la représentativité spatiale et temporelle de ces mesures. En effet, d'une part, les facteurs géographiques locaux influencent les directions et les vitesses observées. Le choix est donc de raisonner à partir de postes localisés le plus haut possible en altitude, où la rugosité diminue, ce qui permet de se rapprocher des conditions aérologiques régionales. D'autre part, les longues séries sont peu nombreuses en raison du caractère récent des postes équipés pour la mesure du vent. Ici, les séries comparées débutent en 2001, ce qui permet de travailler avec six postes répartis sur l'ensemble des hautes terres du Massif central: Chastreix-Sancy (monts Dore), Marcenat (Cézallier), Coltines (planèze de St-Flour), Landos (Velay), Mazet-St-Voy (Vivarais) et le sommet de l'Aigoual.

 

 

Les calculs sont effectués à partir des données horaires (24 mesures instantanées par jour), en retenant les directions correspondantes aux vents supérieures à 2m/s. Quatre groupes de directions sont définis à partir des 36 disponibles: nord, sud, est, ouest. Les fréquences indiquées dans les graphiques sont ramenées en nombre de jours par an pour en faciliter la lecture.

 

 

L'analyse des résultats montre une diminution de la fréquence des vents à composante nordique ces dernières années - Cf graphique Chastreix-Sancy 2001-2025 ci-dessous. On dénombre ainsi une 40aine de jours de vent à composante nord depuis les années 2020, alors que les valeurs pouvaient dépasser 50 voire 60 jours par an dans les années 2000 et 2010. A l'échelle saisonnière, la baisse est observée essentiellement en hiver et en automne. La tendance décrite ici à partir de l'exemple de Chastreix semble solide car elle est identique dans les six postes témoins. Par conséquent, on peut supposer que la diminution de la fréquence des flux nordiques, habituellement associés au froid ou à la fraîcheur, contribue à accélérer la hausse des températures des dernières années.

 

Quand on raisonne sur une période plus longue (1991-2025), on observe également une diminution de la fréquence des flux nordiques. Toutefois, la baisse est moins marquée par rapport à la période 2001-2025, en raison de fréquences relativement faibles au début des années 1990 (40 à 50 jours de vents à composante nord par an) - Cf graphique Chastreix-Sancy 1991-2025 ci-dessous.

 

 

La tendance est moins claire pour les autres directions des vents. Cependant, pour les flux à composante ouest, on observe souvent une fréquence en augmentation des dernières années, en particulier en automne (période de référence 2001-2025). Par exemple, au Mont-Aigoual, en automne, on dénombre généralement 5 à 10 jours de vent à composante ouest jusqu'au milieu des années 2010, puis 10 à 20 jours voire plus à partir des années 2020. 

 

 

En conclusion, la question de l'impact des changements climatiques sur la circulation atmosphérique reste posée: La tendance à la baisse des flux nordiques observée dans le Massif central depuis les années 2020 se confirmera-t-elle dans les années qui viennent ? Est-elle la conséquence des changements climatiques en cours ou bien relève-t-elle de la variabilité interannuelle naturelle du climat ? Affaire à suivre en raison des impacts majeurs de la circulation atmosphérique sur les régimes des températures et des précipitations...

 

 

Bonne soirée

 

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16 mai 2026

Bilan hiver 2025-26 (bilan provisoire)

Bonjour,

 

Bilan de l'hiver 2025-26 dans le Massif central

 

Remarques méthodologiques introductives

Les valeurs fournies dans ce bilan sont issues des stations de mesure des réseaux Météo-France et Infoclimat, ainsi que de relevés personnels. "L'hiver" correspond au semestre froid, c'est-à-dire à la période comprise entre le 1er novembre et le 30 avril.

Les températures et les précipitations sont calculées dans une cinquantaine de stations localisées au-dessus de 850 m d'altitude. Les calculs sont réalisés sur une période de référence de 30 ans qui s'étend de 1990-91 à 2019-20 ("les normales"), sauf indication contraire.

Pour l'enneigement, moins d'une vingtaine de points de mesure sont utilisés.  La période de référence retenue est assez courte, 2010-11 - 2020-26, en raison du faible nombre de séries disponibles, sauf pour quelques postes où le recul historique est plus important.

 

 

Un hiver globalement très doux

Les températures moyennes de l'hiver sont souvent comprises entre 3 et 6°C entre 850 et 1300 m d'altitude. Près des sommets, les températures diminuent pour atteindre 1°C au mont Alambre (1790 m), valeur la plus basse des stations disponibles.

 

On dénombre en général 80 jours de gel dans l'hiver, et les minimales atteintes en janvier sont proches de -13°C. Mais dans le détail, l'emprise du froid est assez inégale. A l'échelle régionale, le froid est plus marqué en zone interne par rapport aux bordures du Massif central. A l'échelle locale, le froid s'accentue dans les secteurs soumis aux phénomènes de basse couche ainsi que près des sommets. La combinaison de ces paramètres dessine la géographie complexe du nombre de jours de gel - Cf carte ci-dessous.

 

 

Au coeur du Massif central comme en Margeride, on dépasse souvent 90 jours de gel et les températures minimales de l'hiver sont parfois inférieures à -15°C. Près des sommets, les valeurs approchent ou dépassent 100 jours de gel, mais les extrêmes sont moins bas. A noter que la valeur minimale des stations de l'échantillon est mesurée à Allanche dans l'Est du Cézallier: -16°C. En revanche, sur les bordures externes du Massif central et dans les secteurs soumis aux vents, les valeurs restent parfois inférieures à 60 jours de gel dans l'hiver comme à Tauves et Loubaresse. 

 

 

Dans la continuité des hivers précédents, 2025-26 est très doux: l'excès est généralement de 1,8°C par rapport aux références 1991-2020. Il faut remonter à 2017-18 pour trouver un hiver frais - Cf graphique Mont Aigoual ci-dessous. 

 

Le froid est donc globalement peu marqué durant l'hiver 2025-26, en particulier dans les monts Dore et le Cézallier où le nombre de jours de gel n'a jamais été aussi faible au Mont-Dore 1200 m, à Chastreix-Sancy et à Marcenat depuis le début des mesures (1991).

 

 

 

Des précipitations abondantes mais inégalement réparties

 

Les volumes des précipitations oscillent généralement entre 400 et 1400 mm durant l'hiver 2025-26. Elles sont le plus souvent excédentaires par rapport à la référence 1991-2020 - Voir carte ci-dessous.
 

 

 

Mais dans le détail, on note des inégalités spatiales. Sur la façade océanique, les valeurs sont généralement comprises entre 450 et 1200 mm, avec des maximales supérieures à 1500 mm au coeur des monts du Cantal. Les valeurs sont déficitaires ou proches des normales 1991-2020 dans les monts Dore, les monts Dômes et le Cézallier. A l'inverse, elles sont excédentaires dans les monts du Cantal et les monts d'Aubrac. 

Dans le nord-est du Massif central et la zone interne, les valeurs oscillent souvent entre 350 et 700 mm. Le maximum de l'échantillon des stations est mesuré aux Estables (818 mm). Les valeurs sont souvent excédentaires par rapport aux références 1991-2020. L'excédent est particulièrement marqué en Margeride.  A l'inverse, les stations de l'ouest du Forez et du Livradois sont déficitaires.

Sur la bordure orientale, les valeurs sont généralement élevées, comprises entre 1000 et 1800 mm. On dépasse même 2000 mm à Borne (Tanargue). Les valeurs sont très excédentaires dans l'ensemble des stations de l'échantillon par rapport aux références 1991-2020.

 

 

 

Un hiver généralement peu enneigé

 

A l'image des trois hivers précédents, l'enneigement 2025-26 est déficitaire par rapport aux hivers de la période récente 2010-11 - 2025-26 - Cf graphiques ci-dessous réalisés à partir de la moyenne sur douze postes de référence. 

 

 

 

Le déficit s'explique par un début de saison peu enneigé. A partir de janvier, les valeurs sont proches des valeurs habituelles enregistrées sur la période 2010-11 - 2025-2026, avec deux pics sur la première moitié de janvier et la seconde moitié de février - Cf graphique ci-dessous. 

 

 

Mais évidemment, au-delà de ces constats généraux, les différences sont marquées en fonction de l'altitude et de la position géographique - Cf carte ci-dessous.

 

Le déficit touche surtout les basses altitudes: sur la tranche 1000 - 1200 m, on dénombre autour de 35 jours de neige au sol seulement et les épaisseurs maximales sont très modestes, proches de 20 cm - Cf graphique Deux-Verges ci-dessous (comparaison avec la période 1990-91 - 2019-20). 

 

Entre 1200 et 1400 m, les valeurs sont de 70 jours de neige au sol et de 45 cm pour les épaisseurs maximales. Les valeurs sont proches des normales dans les monts du Cantal et les monts Dore - Cf graphique col de Prat de Bouc ci-dessous.

 

Enfin, à 1700 m, dans le secteur du Sancy, le début de saison est peu enneigé, ce qui explique le faible nombre de jours de neige au sol. En revanche, les épaisseurs du manteau neigeux sont proches des valeurs habituelles grâce aux fortes chutes de neige de février - Cf graphique de synthèse ci-dessous.

 

 

 

 

L'hiver 2025-26 en image (cliquer sur le lien)

 

 

Suivi des névés 2026 dans les monts Dore

 

(phase d'alimentation - novembre - mars)

L'hiver 2025-26 est doux et humide. Toutefois, les épaisseurs maximales du manteau neigeux sont proches des références grâce aux chutes de neige abondantes de janvier et surtout février: celles-ci varient entre 45 et 185 cm sur les trois sites de mesure, entre 1300 et 1700 m d'altitude (tableau ci-dessous). Le maximum est atteint dans la dernière décade de février, ce qui est assez précoce.
 

Enneigement en phase d’alimentation

Sources Météo-France et données personnelles

 

Mont-Dore    1300 m

Mont-Dore 1500 m

Mont-Dore 1700 m

Comparaison avec 2005-25

Épaisseurs maximales

45 cm

110 cm

185 cm

Normal

Date des maximums

21/02

21/02

21/02

Précoce

 

Phase de fonte (avril-juin)

Malgré un stock neigeux important, la fonte est très rapide en raison des températures records observées entre avril et juin (moyenne proche de 10°C à 1660 m !).  Sur les 9 plaques de neige témoins étudiées par la Réserve Naturelle Nationale de Chastreix-Sancy, les dernières disparaissent en moyenne dans la deuxième décade de juin. C'est également le cas de la plaque du val d'Enfer (cf photo du 11 juin ci-dessous). La dernière plaque du massif disparaît à la fin du mois.

 

 

L'enneigement 2025-26 dans les autres secteurs de montagne

Globalement, d'après un échantillon de 20 stations réparties dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif central et les Vosges, l'enneigement 2025-26 est proche des normales - Cf graphique ci-dessous. Toutefois, le pic d'enneigement observé le 21 février (166 cm en moyenne sur les 20 postes) est relativement élevé et précoce.

Le gradient est important entre les secteurs de moyenne montagne généralement déficitaires et ceux de hautes montagnes où les valeurs sont proches des normales ou excédentaires. Par exemple, les hauteurs de neige sont restées très faibles au Markstein dans les Vosges, alors qu'au Canigou, dans les Pyrénées orientales, des records ont été battus: plus de 200 jours de neige au sol, une valeur médiane de 180 cm entre décembre et avril.

 

La fonte est très rapide à partir du mois d'avril en raison de la douceur marquée des températures - Cf capture images Webcam Tignes ci-dessous (comparatif 1er avril - 29 juin) - Source Tignes.

 

Bon été

 

2 mai 2026

Bilan avril 2026

Bonjour à tous-tes,

 

Le mois d'avril 2026 est très doux et sec sur les hautes terres du Massif central.

 

Les moyennes mensuelles des températures sont souvent supérieures à 10°C, hors zones sommitales ou bassins soumis au froid de basse couche. La valeur la plus faible des stations disponibles est mesurée au Sancy 1660 m avec 7°C. Le froid est discret avec souvent moins de 5 jours de gel, sauf dans les sites favorables comme Saint-Alban-sur-Limagnole en Margeride avec 18 jours de gel par exemple.

Les valeurs des températures sont nettement supérieures aux références de la période 1991-2020, avec un delta de 4 à 5°C dans les postes d'altitude où les records sont égalés (avec 2007) ou battus, comme à Chastreix-Sancy et au Mont-Dore 1200 m par exemple. La valeur la plus remarquable est celle du sommet du Mont-Aigoual qui bat son record absolu depuis le début des mesures au XIXe s. Sur l'année glissante, l'excédent est proche de 1,5°C par rapport à 1991-2020 - Cf graphique Mont-Aigoual ci-dessous.

 

 

Les précipitations sont généralement déficitaires par rapport aux références 1991-2020. Dans le détail, les déficits les plus marqués touchent les montagnes océaniques avec des cumuls assez homogènes de 30 à 60 mm en général - Cf graphique de Murat (Cantal) ci-dessous. Fait peu commun, la planèze de St-Flour connaît des cumuls supérieurs compris entre 70 et 100 mm. 

 

 

Dans la zone médiane, les cumuls souvent compris entre 50 et et 70 mm sont proches des valeurs de référence 1991-2020 - Cf graphique Châteauneuf-de-Randon (Margeride) ci-dessous.

 

Dans la partie nord-est, les cumuls compris entre 40 et 60 mm sont généralement déficitaires par rapport aux références 1991-2020 - Cf graphique Chalmazel (Forez) ci-dessous. 

 

Sur la bordure sud-est, les valeurs oscillent généralement autour de 60 mm et sont déficitaires par rapport aux références 1991-2020 - Cf graphique Pont-de-Montvert (Mont Lozère) ci-dessous:

 

Dans ces conditions, les chutes de neige sont anecdotiques, avec un épisode bref au milieu du mois - Cf graphique St-Germain-l'Herm ci-dessous (données quotidiennes).

 

Plus haut en altitude, faute de recharge significative, la fonte est rapide - Comparaison monts du Cantal entre le 6/04 et le 30/04 - Source Copernicus:

 

 

 

Signe du printemps, les marmottes pointent le bout de leur nez, ici près du jalon à 1700 m lors du relevé du 1er mai (en bas à gauche):

 

La prochaine note concernera le bilan du semestre froid 2025-26.

 

Bonne AM

 

21 avril 2026

Bulletin du 21 avril 2026

Bonjour,

 

La fonte se poursuit sur les sommets du Massif central, malgré un bref épisode neigeux les 12 et 13 avril, au moment du démarrage de la saison végétative - Cf photos ci-dessous.

 

Au Mont-Dore, il reste 100 cm au jalon localisé à 1700 m, une valeur proche de la médiane 2005-2026 - Cf graphique ci-dessous. La neige a disparu aux jalons situés plus bas en altitude.

 

 

D'une manière plus générale, à l'échelle des montagnes françaises, faute de recharge importante, les niveaux d'enneigement diminuent et sont désormais proches des valeurs habituelles sur l'échantillon des 20 stations témoins - Cf graphique ci-dessous.

 

Dans le détail, l'enneigement est généralement excédentaire en haute montagne pyrénéenne et corse, et déficitaire en haute montagne alpine. Parmi les valeurs remarquables, on peut noter le très faible enneigement à la balise Nivôse de Restefond au nord du massif du Mercantour (2550 m), valeurs records depuis 2004 au moins pour ce mois d'avril - Cf graphique ci-dessous.

 

L'ensemble des graphiques climatiques des différentes stations est disponible sur la carte interactive en suivant ce lien.

 

 

D'après les prévisions météorologiques, aucun épisode neigeux n'est en vue pour les prochains jours dans le Massif central, la fonte va donc se poursuivre.

 

 

Voilà, il s'agissait du dernier bulletin décadaire de cet hiver 2025-26. Dans les prochaines semaines, les messages, plus irréguliers, seront dédiés au suivi des plaques de neige tardives, aux bilans, etc.

 

Bonne soirée

 

 

9 avril 2026

Bulletin du 11 avril 2026

Bonjour

 

Retour sur mars 2026

Mars 2026 est un mois doux par rapport à la Normale 1991-2020. Les températures moyennes restent légèrement positives au pied du Sancy (+0,5°C), au sommet du Mont-Alambre (+0,1°C) ainsi qu'au sommet du Mont Aigoual (+1,1°C). Au-dessous de 1000 m d'altitude, les moyennes dépassent souvent 5°C, sauf dans les secteurs froids comme Coltines au coeur de la planèze de St-Flour. Sur l'année glissante, l'excès est toujours important, proche de 1,4°C, comme à Lalouvesc sur la bordure orientale du Massif central - Cf graphique ci-dessous.

 

Mars 2026 est un mois inégalement arrosé dans le Massif central. Dans les montagnes océaniques, les valeurs déficitaires (par rapport à la référence 1991-2020) sont généralement comprises entre 50 et 150 mm. Toutefois, sur l'année glissante, les volumes de précipitations restent excédentaires (autour de +10%), comme au Mont-Dore 1200 m par exemple - Cf graphique ci-dessous.

 

Dans la zone interne et le nord-est, les valeurs proches des moyennes ou déficitaires (par rapport à la référence 1991-2020) oscillent souvent entre 30 et 80 mm. A l'échelle de l'année glissante, elles restent généralement excédentaires comme à Chalmazel dans les monts du Forez par exemple - Cf graphique ci-dessous.

 

Enfin, sur la bordure méditerranéenne, les précipitations souvent comprises entre 70 et 150 mm sont excédentaires par rapport aux références 1991-2020. A l'échelle de l'année glissante, l'excès reste remarquable (+15% à +40% dans les stations témoins), comme au sommet du Mont Aigoual par exemple - Cf graphique ci-dessous.

 

 

Point sur l'enneigement du 11 avril

Le temps chaud et sec des derniers jours à accéléré la fonte du manteau neigeux dans le Massif central. Toutefois, les gros cumuls de l'hiver garantissent encore une ambiance blanche près des sommets, essentiellement dans les monts Dore, monts du Cantal et mont Lozère. L'enneigement est plus résiduel sur les autres sommets (Forez, Mézenc, Aubrac) - Cf photos ci-dessous

 

Vue aérienne du Massif central (08/04, satellite Sentinel - Source Copernicus)

 

 

Vue des monts du Cantal (08/04)

 

Vue du Sancy (08/04)

 

Au Mont-Dore, les traces de neige apparaissent au-dessus de 1300 m et il reste 125 cm au jalon localisé à 1700 m d'altitude, une valeur très proche de la médiane 2005-2026. En revanche, aux jalons localisés à 1500 et 1300 m d'altitude, la disparition de l'enneigement peut être qualifiée de précoce - cf graphique jalon 1500 m ci-dessous. 

 

 

Quand on dézoome à l'échelle de l'ensemble des montagnes françaises, d'après les données des 20 stations témoins, l'enneigement reste excédentaire - Cf graphique ci-dessous.

 

C'est le cas en particulier en haute montagne dans les Pyrénées - Cf graphique Port d'Aula en Ariège ci-dessous

 

En revanche, la neige a disparu en moyenne montagne aux balises Météo-France du Jura et des Vosges.

 

 

L'ensemble des graphiques climatiques des différentes stations est disponible sur la carte interactive en suivant ce lien.

 

 

D'après les modèles météorologiques, un épisode pluvio-neigeux devrait toucher les hautes terres de massif central en fin de nuit et se prolonger jusqu'à lundi. Malgré l'échéance très proche, les scénarios sont assez divergents: l'axe des précipitations SW - NE est assez étroit et ondulant de telle sorte qu'il reste une forte incertitude sur les quantités attendues et leur répartition géographique, les monts Dore et le Cézallier semblent privilégiés (10 - 20 cm au-dessus de 1000 - 1200 m ??). Pour la suite de la semaine, après une journée de mardi encore un peu fraîche, les températures devraient progressivement remonter et les précipitations disparaître, en lien avec le retour des hautes pressions sur le sud de l'Europe. A suivre et à confirmer.

 

Prochain bulletin vers le 21 avril.

 

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31 mars 2026

Bulletin du 1er avril 2026

Bonjour,

 

Sur les hautes terres du Massif central, la fraîcheur et les chutes de neige des derniers jours ont permis de ralentir la fonte près des sommets. Elles ont également recouvert temporairement les secteurs localisés au-dessous de 1300 m, comme ici à Landos dans le Devès - Cf graphique ci-dessous:

 

Au Mont-Dore, ce 1er avril, on observe seulement des traces résiduelles à 1200 m mais encore 165 cm à 1700 m. Les hauteurs de neige sont relativement stables par rapport au dernier relevé du 21 mars. A l'image des dernières semaines, les épaisseurs restent supérieures aux valeurs habituelles (2005-2026) à 1700 m et inférieures aux valeurs habituelles (2004-2026) au-dessous de 1500 m - Cf photo du 27 mars ci-dessous:

 

 

Globalement, mars 2026 est un mois relativement doux et peu arrosé sur les hautes terres du Massif central par rapport aux références 1991-2020, le bilan complet sera publié dans un prochain bulletin.

 

 

Si l'on dézoome, d'après l'échantillon des 20 postes sélectionnés, l'enneigement est globalement très excédentaire ce 1er avril à l'échelle des montagnes de France métropolitaine - Cf graphique ci-dessous:

 

Parmi les valeurs remarquables, on peut citer celle du Canigou dans les Pyrénées orientales, qui égale son record du 1er avril depuis le début des années 2000 - Cf graphique ci-dessous. Le massif des Vosges a également subi un bel épisode neigeux ces derniers jours.

 

 

D'après les modèles météorologiques, à l'échelle de l'Europe occidentale, le flux nordique devrait s'effacer au profit d'un flux à composante W/SW à partir de vendredi / samedi. Dans ces conditions, la douceur devrait s'imposer durant le prochain WE jusqu'à mardi. Les prévisions sont plus floues à partir de mardi soir - mercredi avec un passage pluvieux ou pluvio-neigeux potentiel. A confirmer.

 

Prochain bulletin vers le 11 avril.

 

20 mars 2026

Bulletin du 21 mars 2026

Bonjour,

 

La fonte printanière se poursuit sur les hautes terres du Massif central, mais elle est ralentie par les conditions anticycloniques et quelques chutes de neige temporaires - Cf photo Chaîne des puys ci-dessous (14/03).

 

 

Le manteau neigeux disparaît progressivement au-dessous de 1400 m - Cf graphique col de Prat de Bouc et photo vallée de la haute Dordogne ci-dessous:

 

 

Au Mont Dore, il reste 45 cm et 165 cm aux jalons localisés respectivement à 1500 et 1700 m d'altitude; plus de neige aux jalons à 1200 et 1300 m. Les valeurs sont excédentaires à 1700 m et déficitaires au-dessous. - Cf graphique Mont-Dore 1500 m ci-dessous:

 

Dans la partie Est du Massif central, l'enneigement est plus modeste sur les sommets - Cf capture image Webcam Alambre - Mézenc ci-dessous - Lien vers la source.

 

 

 

D'une manière plus générale, l'enneigement est excédentaire dans les montagnes françaises - Cf graphique échantillon 20 postes ci-dessous: 

 

C'est le cas en particulier en haute montagne dans les Alpes, les Pyrénées et en Corse - Cf graphique massif de Belledonne ci-dessous:

 

 

L'ensemble des graphiques climatiques des différentes stations est disponible sur la carte interactive en suivant ce lien.

 

 

D'après les modèles météorologiques, de nouvelles chutes de neige sont attendues dans les prochains jours. En effet, à l'échelle de l'Europe, le temps sera influencé par la position d'un vaste complexe de hautes pressions localisé sur le proche atlantique, débordant parfois jusqu'en France et garantissant ainsi la poursuite d'un temps ensoleillé et calme, ou bien se retirant un peu sur l'Atlantique, favorisant alors le retour du froid d'altitude, voire des précipitations.

Dans le détail, à l'échelle du Massif central, dimanche, une petite goutte froide d'altitude arrivant dans un flux d'Est devrait occasionner de faibles chutes de neige sur les sommets. Le soleil devrait revenir lundi et mardi. Mercredi serait une journée de transition avec la bascule progressive du flux au nord, apportant du froid et quelques précipitations, d'abord sous forme de pluies, puis sous forme de neige (probablement au-dessous de 1000 m d'altitude). Le temps frais (voire froid) pourrait se poursuivre jusqu'en fin de semaine. Les quantités de neige associées à cet épisode et sa durée sont à affiner, car l'échéance est assez lointaine et les scénarios divergent sensiblement, notamment à partir de jeudi. A suivre et à confirmer.

 

Prochain bulletin vers le 1er avril

 

 

11 mars 2026

Bulletin du 11 mars 2026

Bonjour,

 

En raison de la douceur des températures, la fonte du manteau neigeux se poursuit dans le Massif central. Désormais, l'enneigement a disparu ou reste présent sous formes de plaques et de congères résiduelles au-dessous de 1400 - 1500 m d'altitude. En revanche, au-dessus de 1500 m, les épaisseurs sont encore importantes dans les monts Dore et le Cantal - Cf photo puy Griou, puy Mary, Le lioran, ci-dessous.

 

Ce matin, au Mont-Dore, il n'y a plus de neige aux jalons à 1200 et 1300 m, il reste 50 cm à 1500 m (médiane 70 cm) et 155 cm à 1700 m (médiane 145 cm) - Cf graphique ci-dessous. Une neige très humide tombe sur les plus hauts sommets.

 

 

Dans les autres secteurs de montagne, globalement, l'enneigement se rapproche des valeurs habituelles - Cf graphique échantillon 20 postes témoins ci-dessous. 

 

Dans le détail, l'enneigement est déficitaire en moyenne montagne dans le Jura et les Vosges. A l'inverse, l'enneigement est excédentaire, voire très excédentaire, dans les Pyrénées orientales et la Corse - Cf graphique Canigou ci-dessous. Ailleurs les valeurs sont proches des normales.

 

L'ensemble des graphiques climatiques des différentes stations est disponible sur la carte interactive en suivant ce lien.

 

 

D'après les modèles météorologiques, l'Europe occidentale et la France devraient rester sous l'influence d'un flux océanique assez ondulant dans les prochains jours, avec alternance de conditions printanières et hivernales. Dans le détail, un passage pluvio-neigeux devrait traverser le Massif central d'Ouest en Est dans la nuit de vendredi - samedi, puis samedi, laissant quelques cm au sol au-dessus de 800-100 m environ. Les cumuls a priori peu importants restent toutefois à préciser. Dimanche resterait frais avant un redoux dans la journée de lundi. La suite est floue mais peu engageante pour retrouver des conditions hivernales. A confirmer...

 

Prochain bulletin vers le 21 mars

 

 

 

 

7 mars 2026

Bilan février 2026

 

Bonjour,

 

Comme à l'échelle nationale, février 2026 est un mois particulièrement excessif sur le plan climatique, avec des températures très douces et des précipitations très excédentaires, d'ailleurs de nombreux records sont battus.

 

En effet, durant ce mois de février 2026, les conditions atmosphériques sont marquées par une nette anomalie négative des pressions atmosphériques sur le pays et le proche atlantique, ainsi qu'une anomalie positive aux plus hautes latitudes (Islande) - Cf carte des anomalies de pressions atmosphériques vers 5000 m d'altitude ci-dessous.  Cette situation est typique d'une NAO- (oscillation nord atlantique négative) dans le jargon des climatologues. La carte montre en outre une domination des vents d'ouest - sud-ouest sur le pays, favorables à l'apport d'humidité.

 

 

 

Dans ces conditions atmosphériques, sur les hautes terres du Massif central, les températures moyennes oscillent le plus souvent entre 7°C vers 800 m d'altitude et 1°C vers 1600 m. Les valeurs sont souvent excédentaires de 3°C à 4°C par rapport aux moyennes de la période de référence 1991-2020 ! Cf graphique Saugues ci-dessous. Dans le détail, les plus fortes anomalies touchent les postes localisés dans les bassins topographiques, habituellement soumis au froid de basses couches. D'ailleurs le nombre de jours de gel n'a jamais été aussi faible pour un mois de février dans de nombreux postes depuis 1991 au moins: Tauves, le Mont-Dore 1200 m, Marcenat, Saint-Flour, etc. En revanche, près des sommets, l'anomalie thermique est moins importante: par exemple, la moyenne mensuelle du sommet du Mont Aigoual dépasse de 2,6°C "seulement" la référence 1991-2020.

 

Ainsi février 2026 s'inscrit pleinement dans la tendance récente. En effet, alors que jusqu'en 2018, la variabilité interannuelle en février s'exprime par une succession de mois doux / très doux et frais / froids, depuis 2019, les mois de février très doux s'enchaînent sans répit - Cf graphique Chastreix-Sancy ci-dessous. Cette tendance exprime-t-elle l'accélération des changements climatiques en cours ?

 

 

Les précipitations quant à elles sont très abondantes et très excédentaires, en particulier sur la façade océanique où plusieurs records sont battus. La première carte ci-dessous représente les valeurs enregistrées dans les différents postes témoins.

 

La seconde carte représente les anomalies par rapport à la période de référence 1991-2020. La police de caractère de couleur bleue permet de repérer les postes où les records sont battus depuis 1991 au moins.

 

Sur la façade océanique, les valeurs sont souvent comprises entre 200 et 400 mm, avec un gradient ouest - est marqué (effet de foehn): au coeur des monts du Cantal, les valeurs dépassent 600 mm à Mandailles, alors qu'elles n'atteignent pas 100 mm au centre de la planèze de Saint-Flour (poste de Coltines). Février 2026 apparaît comme le mois de février le plus arrosé depuis 1991 dans tous les postes témoins, depuis la chaîne des Puys au nord jusqu'à l'Aubrac au sud. Sur les séries plus longues, les records sont aussi battus depuis 1961 au moins à Deux-Verges et à Saint-Flour par exemple. Enfin, sur l'année glissante, les précipitations sont également excédentaires - Cf graphique Mont-Dore 1200 ci-dessous.  

 

Dans la zone interne et le nord-est, les valeurs de février 2026 sont souvent comprises entre 80 et 200 mm, ce qui correspond, dans la majorité des postes témoins, au deuxième mois de février le plus arrosé depuis 1991. Sur l'année glissante, les précipitations sont également excédentaires, sauf dans le massif du Pilat - Cf graphique Châteauneuf-de-Randon (Margeride) ci-dessous.

 

Enfin, sur la bordure sud-est, les valeurs sont souvent comprises entre 150 et 300 mm, ce qui place février 2026 sur le podium des mois de févriers les plus arrosés depuis 1991 (position 1, 2 ou 3). Sur l'année glissante, l'excès est supérieur à 25 % dans la totalité des postes témoins - Cf graphique Le Bleymard (Mont Lozère) ci-dessous.

 

Grâce aux précipitations abondantes, les niveaux d'enneigement sont globalement assez élevés en février pour l'échantillon des 10 postes témoins - Cf graphique ci-dessous:

 

Toutefois, la période de référence assez courte et récente (2010 - 2026). Et dans le détail, on observe de fortes disparités. En effet, l'enneigement est très précaire au-dessous de 1200 - 1300 m d'altitude - Cf graphique Landos ci-dessous.

 

Il faut monter au-dessus de 1400 - 1500 m dans les montagnes océaniques pour trouver des valeurs excédentaires - Cf graphique Prat de Bouc ci-dessous.

 

 

Ci-dessous une photo pour illustrer l'ambiance météo de ce mois de février - Roches Tuilière et Sanadoire.

 

En ce début du mois de mars 2026, la douceur s'est encore accentuée.

 

Bonne soirée

 

 

1 mars 2026

Bulletin du 1er mars 2026

Bonjour,

 

Le retour des conditions ensoleillées et très douces dans le Massif central a entraîné un tassement et une fonte partielle du manteau neigeux. Globalement, l'enneigement continu débute encore vers 1300 - 1400 m d'altitude, avec des valeurs qui restent élevées près des sommets des plus hauts sommets. Par exemple, au Mont-Dore, ce matin, aux différents jalons, on observe des traces / plaques à 1200 m, 20 cm à 1300 m, 85 cm à 1500 m et 170 cm à 1700 m. Les valeurs sont encore excédentaires au-dessus de 1500 m et déficitaires au-dessous. Petite pellicule poudreuse sur neige glacée au-dessus de 1500 m environ. Neige glacée ou soupe selon les expositions plus bas en altitude. 

 

Dans le détail, les monts du Cantal semblent privilégiés à l'échelle du Massif central. A titre d'exemple, il reste encore pas mal de neige au Lioran, malgré l'altitude relativement faible du site de mesure - cf graphique ci-dessous

 

A l'inverse, l'enneigement n'est plus continu à cette altitude dans les massifs de la zone interne et ceux de la bordure orientale - Cf graphique Saint-Anthème (monts du Forez) ci-dessous: 

 

Quelques photos ci-dessous (deuxième et quatrième photo crédit O.Belin):

 

 

 

 

 

 

Dans les autres secteurs de montagne, globalement, l'enneigement reste excédentaire sauf en basse montagne, au-dessous de 1200 - 1300 m environ - cf graphique échantillon 20 postes témoins ci-dessous.

 

Parmi les secteurs très bien enneigés, on peut citer la montagne corse - Cf graphique Maniccia ci-dessous (2360 m):

 

A l'inverse, en basse montagne, c'est la fin de l'enneigement continu - Cf graphique du Markstein (Vosges) ci-dessous:

 

L'ensemble des graphiques climatiques des différentes stations est disponible sur la carte interactive en suivant ce lien.

 

 

D'après les modèles météorologiques, la semaine prochaine, les hautes pressions devraient dominer en Europe, sauf en méditerranée: situation de "blocage" de la circulation océanique et vents dominants à composante sud. Dans ces conditions, le temps devrait rester doux voire très doux et relativement calme à l'échelle des hautes terres du Massif central, avec un soleil dominant jusqu'à mercredi. Toutefois, les partie sud et sud-est du Massif central seraient touchées par des remontées méditerranéennes apportant parfois nébulosité et pluies. A partir de jeudi, la prévision est plus floue, mais les précipitations méditerranéennes pourraient gagner l'ensemble du Massif central. Pas de chutes de neige en vue. A confirmer.

 

 

A venir, le bilan de février et le prochain bulletin vers le 11 mars 

 

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